Lors de travaux exposant au risque de chute de hauteur, il ne suffit pas uniquement de sécuriser l’opérateur : il est également nécessaire de prévoir des cheminements ou des modalités d’accès sûrs à la toiture.
En l’absence d’un accès prédéfini (échelles fixes, trappes en toiture), l’utilisation de plates-formes élévatrices mobiles de personnes (PEMP) peut s’avérer inévitable.
Cette pratique est souvent considérée comme illicite, ce qui n’est toutefois pas totalement exact.
Conformément au D.Lgs. 81/08, l’employeur doit choisir le mode d’accès le plus approprié aux postes de travail temporaires en hauteur, en garantissant :
Les PEMP sont conçues selon la norme EN 280, harmonisée avec la directive Machines 2006/42/CE, dont l’objectif est de définir les exigences de sécurité pour positionner des personnes à des postes de travail où les tâches sont réalisées depuis la plate-forme, en prévoyant que l’accès et la sortie s’effectuent au niveau du sol ou du châssis.
La norme ne traite donc pas des risques liés à une sortie à un niveau différent, sans toutefois l’interdire explicitement. Il convient dès lors de se référer au manuel du fabricant, ce qui conduit à trois cas possibles :
Lorsque cette opération est autorisée, elle doit être réalisée dans des conditions de sécurité strictement contrôlées, en évitant toute pratique aggravant le risque, comme enjamber le garde-corps de la plate-forme.
Il est toujours préférable de prévoir des systèmes d’accès permanents et conçus à cet effet, tels que des échelles fixes avec crinoline ou dispositifs antichute intégrés.