Les différentes réglementations régionales encadrant les systèmes d’ancrage permanents en toiture mettent en évidence la nécessité d’imposer, en plus de l’installation de lignes de vie et de dispositifs antichute, l’utilisation de points d’accès à la toiture répondant à des exigences spécifiques.

À cet égard, de nombreuses réglementations précisent les dimensions minimales des lanterneaux, en imposant une surface minimale de passage et, dans le cas de lanterneaux de forme rectangulaire, les dimensions minimales de chacun des côtés.

Ces dimensions minimales sont définies en tenant compte des opérations de secours en cas d’urgence. En effet, bien que les lanterneaux puissent être dimensionnés plus modestement pour le simple passage d’une personne, ils sont volontairement surdimensionnés afin de permettre le passage d’une civière ou d’un autre équipement de secours.

Les prescriptions dimensionnelles conduisent ainsi à exclure l’utilisation des lanterneaux comme accès lorsqu’ils ne respectent pas les exigences prévues, au profit de systèmes d’accès temporaires tels que les échafaudages roulants, les échafaudages fixes ou les échelles portables en appui.

Les concepteurs doivent donc choisir entre déroger en faveur de l’utilisation du lanterneau ou définir une modalité d’accès alternative. Cette décision est loin d’être évidente si l’on considère les risques associés aux différentes solutions.

L’accès à la toiture au moyen d’une échelle en appui, lorsqu’il n’est pas complété par d’autres dispositifs de protection, peut dans certains cas être plus dangereux que le travail sur la toiture elle-même, et même plus risqué que l’accès par un lanterneau dont les dimensions sont inférieures à celles prescrites par la réglementation.

Quel choix le concepteur doit-il donc faire lorsqu’il n’est pas possible d’installer un lanterneau de grandes dimensions ? L’utilisation d’un lanterneau suffisant pour le passage d’une personne apparaît comme la solution la plus immédiate, même s’il ne respecte pas les dimensions réglementaires. Toutefois, cette solution ne respecte pas les prescriptions de nombreuses réglementations régionales.

Pourquoi les lanterneaux conformes ne sont-ils donc pas systématiquement installés ?
La réponse réside dans la conception du bâtiment et dans l’intervention tardive des concepteurs des systèmes antichute par rapport à la conception structurelle. Dans les toitures en bois, par exemple, l’entraxe des solives est généralement compris entre 50 cm et 75 cm. Avec ces dimensions, il devient difficile, voire impossible, de respecter une dimension minimale de 70 cm sur un côté, exigée par certaines normes, sans affecter la structure.

Dans les bâtiments existants, l’installation d’un lanterneau conforme nécessite souvent une intervention structurelle, avec un surcoût économique et administratif.

Exemple de dimensions réglementaires pour les lanterneaux
Décret n° 119 du 14/01/2009 – Dimensions minimales :

  • ouverture verticale d’accès à la toiture : largeur ≥ 0,70 m et hauteur ≥ 1,20 m ;
  • ouverture horizontale ou inclinée : surface libre de passage ≥ 0,50 m² ;
  • ouverture rectangulaire : côté inférieur ≥ 0,70 m ; dans les bâtiments anciens, réduction possible à 0,65 m, sous réserve du respect de la surface minimale ;
  • ouverture circulaire : diamètre ≥ 0,80 m.
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